Jour 5 – Boulaajoul – Merzouga – L’arrivée dans le désert (enfin) !

 

Départ difficile

Nous n’entamons pas cette étape dans les meilleures conditions mais une fois les premiers kilomètres un peu sinueux passés, le temps plus clément nous donne du baume au cœur.

Nous effectuons la route en compagnie des Taxi. Nous profitons de la traversée d’une ville pour s’arrêter dans un hôtel où nous négocions… la salle de bain. Une douche et un passage aux toilettes plus loin c’est un peu plus léger que nous reprenons la route.

Il y a beaucoup de 4L devant nous, nous traversons des paysages superbes dont des gorges dignes d’extrait de film hollywoodiens. Beaucoup d’équipages profitent du décor magnifique pour s’accorder une pause repas. Nous préférons filer pour se laisser du temps en cas de problème mécanique d’autant plus que le début des pistes est prévu.

Selon le roadbook, il faut arriver avant une heure limite sinon l’accès par la piste nous sera refusé. Nous sommes vraiment limite pour être dans les temps sans avoir fait d’autre pause que le premier arrêt au matin. Une longue file d’attente générée par des équipages se prenant en photo sur un passage à guai nous fait abandonner tout espoir d’arriver à l’heure. Nous nous arrêtons donc dans ce qui semble être une cafétéria pour manger.

Un peu déçus de louper les premières pistes mais fatigués de toujours devoir se presser pour tenter de respecter les délais prévus par l’organisation nous reprenons la route une fois nos estomacs remplis.

Premiers tours de roues dans le sable

Après quelques kilomètres nous arrivons au début des pistes et là, surprise ! Les membres de l’organisation présents au checkpoint nous font signe de continuer tout droit. Les roues de Topolina ont donc droit à leur premier contact avec le sable marocain ! Et tout de suite après arrive notre premier ensablement ! Nous n’avons pas le temps de descendre que déjà cinq ou six enfants sont autour de la voiture. Certains veulent déjà pousser, d’autres nous demandent des stylos et des bonbons. Pas vraiment préparé à cet accueil nous rangeons un peu ce qui est éparpillé dans la 4L et nous descendons pousser. Nous sommes rapidement sortis du sable mais les jeunes enfants insistent pour obtenir quelque chose. Nous n’avons ni stylos ni bonbons et les recommandations de l’association Enfants du désert insistent sur le fait de ne rien donner au bord de la route. Nous sommes quand même gênés de partir comme cela et nous faisons quelques photos polaroid que nous offrons aux enfants.

Le long de la piste nous passons devant des équipages qui changent leurs roues pour des pneus spéciaux puis plus loin devant ceux qui ont subi les premières pannes ou crevaison du désert. Pour nous la mécanique ne fait pas défaut pour l’instant et nous arrivons sans problème à Merzouga.

Le bivouac ou “Fort trophy”

Le bivouac est vraiment au pied des dunes, le cadre est vraiment beau mais l’installation en camp protégé par des barrières donne un peu l’impression de camp fortifié. Impression confortée par la présence de l’armée royale marocaine tout autour.

Des membres de l’organisation nous accueillent en nous remettant une petite notice de présentation avec les règles de vie du lieu puis nous expliquent la procédure à suivre pour la remise des dons. Malheureusement ils ne peuvent pas nous dire s’il est possible de passer aux toilettes avant de vider la voiture et de chercher un emplacement. Sofi ne pouvant plus attendre sort de la voiture et part à la recherche des sanitaires pendant que je me dirige vers la zone réservée aux dons. Il y a déjà beaucoup de monde et nous devons circuler entre les dons entassés et la zone de jeux où certains équipages participent à des activités physiques avec de jeunes marocains.

Alors que je me dirige vers un emplacement libre pour déposer nos dons, notre drapeau argentin fixé sur la voiture interpelle une personne qui porte le t-shirt rouge de l’organisation. Elle s’approche de la voiture côté passager et m’arrête en expliquant qu’elle aimerait rencontrer Sofi pour la présenter à une équipe de tournage d’une chaîne de télévision argentine ! En effet, cette équipe fait un reportage sur le 4L Trophy pour une diffusion en Amérique latine au moment de l’Argentina Trophy. Je lui explique que Sofi est partie aux toilettes, que nous venons d’arriver et que nous ne savons pas où nous allons nous installer. Alors que nous essayons de trouver une solution pour nous retrouver plus tard, une autre membre de l’organisation arrive de mon côté et me demande de bouger ma voiture rapidement sur un ton peu enjoué en me parlant en même temps que l’autre interlocutrice. Déjà pas emballé par la communication de l’organisation la veille, cela ne s’améliore pas !

On va passer à la TV !

Nous décidons donc précipitamment que je viendrais avec Sofi retrouver l’équipe TV à proximité de la tente info dès que nous aurons garé la voiture et je me rends vers une place disponible pour la remise des dons.

Je remets les premiers sacs à deux bénévoles d’une association locale. Ceux-ci les répartissent sur les différents tas en fonction de leur contenu. Il me faut un peu plus de temps pour sortir les béquilles. Sofi arrive heureusement pour m’aider et pense à prendre quelques photos. Nous sortons finalement les derniers sacs moins accessibles car installés sous nos sièges et nous partons vers la recherche d’un emplacement pour la voiture avec la sensation d’avoir participé à un grand déchargement à la chaîne. Tout le monde est affairé et c’est à peine si nous avons échangé deux mots avec les deux bénévoles.

Nous retrouvons nos amis toulousains pour installer notre campement. Nous allons ensuite à la rencontre de l’équipe de télévision argentine. Ceux-ci viennent filmer une interview à côté de la 4L ! Ils nous suivront également sur les pistes et pour la journée ambassadeurs.

Jour 6 – Merzouga -Boucle 1 – Récit 4L Trophy 2017 Sacadeux

Jour 4 – Rabat – Boulaajoul – Récit 4L Trophy 2017 Sacadeux