Jour 4 – Rabat – Boulaajoul – Une étape haute en couleur !

 

Il neige et Topolina chauffe !

Cette fois le réveil est peu plus difficile, la petite pluie qui a frappé la toile de la tente toute la nuit nous a réveillée plusieurs fois et l’humidité à l’extérieur ne rendent pas le rangement des affaires des plus agréables.

Nous faisons au plus vite pour tout ranger, nous changer et prendre la route car aujourd’hui encore il y a beaucoup de kilomètres à parcourir !

Nous sortons enfin de l’autoroute et croisons les premiers attelages d’ânes, des échoppes de fruits le long de la route ou encore des boutiques de souvenirs improvisées. Préoccupés par les mises en garde de l’organisation nous préférons continuer la route en se disant que nous aurons le temps plus tard pour les souvenirs.

Au tiers de l’épreuve environ nous attaquons la partie montagneuse. L’arrivée de cette étape est en altitude et nous devons passer deux cols pour y arriver. Les routes plus étroites et les pentes ardues avec les nombreuses 4L entraînent plusieurs ralentissements. Nous constatons que lorsque nous sommes à l’arrêt le voyant de la température du moteur de Topolina penche vers le rouge ! Comble de l’ironie, Topolina se met à chauffer alors que nous sommes sous la neige ! Nous faisons une pause en haut du premier col pour laisser refroidir le moteur et prendre en photos les épais flocons qui tombent du ciel. Apparemment nous étions au cœur de la forêt des singes, malheureusement nous ne les avons pas vu contrairement à plusieurs équipages qui nous en ont fait part par la suite.

Vue côté copilote ! #4Ltrophy #4ltrophy2017 #Maroc #sacadeux

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Première délectation de la cuisine locale

Nous reprenons la route après ces quelques minutes de pause. Le temps s’éclaircit quelque peu et le paysage est magnifique. Nous profitons de la traversée d’une petite ville pour s’arrêter manger. Même si nous n’avons pas réussi à commander une option végétarienne, nous avons laissé la viande à nos compagnons de route les Capi’Trophy pour profiter des légumes superbement épicés et parfumés d’un très beau tajine. L’équipe de tournage des JT du 4L Trophy ayant choisi le même petit restaurant que nous, nous aurons la surprise d’être filmés et interrogés pendant le repas. Notre passage ne sera pas retenu lors du montage final mais on y aperçoit nos camarades !

Allez directement à 4 minutes 32 pour le restaurant.

La pièce qu’il faut pour Topolina et à nouveau de la casse

Peu après notre départ nous passons devant un petit panneau indiquant un magasin de pièces mécaniques. Nous nous arrêtons pour demander des informations sur la disponibilité d’un radiateur pour les Capi’Trophy et pour trouver l’origine de notre chauffe moteur à l’arrêt. Pas de radiateur malheureusement mais notre problème est vite trouvé puis solutionné en changeant le thermostat qui déclenche le radiateur. Nous voilà repartis de plus belle !4LTrophy-mecanique-moteur-thermostat

Nous attaquons la montée du second col. Il neige de plus belle et nous évoluons doucement. Peu avant le sommet nous passons devant une 4L qui a fini sa course dans le bas-côté. La carrosserie est assez endommagée, il semblerait qu’elle ait fait des tonneaux. Nous apprendrons le soir qu’il y a eu deux accidents dans la journée, que les équipages vont bien mais que leurs voitures ne pourront pas continuer. Ce sera l’occasion de ma première discussion avec une membre de l’organisation.

Nous redoublons donc de prudence et passons la partie la plus sinueuse du parcours. Il ne nous reste plus que quelques dizaines de kilomètres avant le bivouac ! Enfin nous sommes dans les temps. Nous en profitons pour nous arrêter sur le bord de la route lorsque nous voyons que les voitures de nos amis sont stationnées là. Ils ont en train de faire de la luge sur une partie enneigée de la montagne !! Nous préférons rester à proximité de la voiture et faire quelques photos car sans être au contact de la neige nous avons déjà froid !

Nous finirons sans problème cette étape pour arriver au bivouac et retrouver les autres équipages toulousains. Petite déception, la mise à disposition des sacs poubelles pour nos déchets n’est pas encore prévue, il faudra repasser demain. Ensuite il faudra faire avec huit sanitaires en tout et pour tout dans un local fermé la nuit et qui n’a pas ré-ouvert avant notre départ.

Des difficultés ? Le bivouac plus dur que sur la route !

Il fait encore jour et nous sommes content d’arriver assez tôt pour pouvoir nous installer tranquillement. C’était sans compter sur les caprices de la météo !

Non seulement le sol est très dur mais le vent souffle de plus en plus fort et bientôt la pluie se met à tomber. Nous nous organisons au mieux pour protéger notre zone de camping avec les voitures à plusieurs équipages. C’est ensuite l’heure du briefing puis du repas.

Après le briefing je pars demander plus d’informations sur les accidents qui ont eu lieu dans la journée. J’ai été un peu déçu de l’accueil reçu que j’ai interprété comme une mise à l’écart. Cela n’était pas de mon ressort donc je n’avais pas à poser de question. Précisant qu’en cas d’événement tragique je me sentirais très mal de poursuivre l’aventure je me vois répondre que c’est justement pour ne pas gâcher le raid aux participants que nous n’avons pas plus d’informations puis qu’en cas de décès évidemment qu’un hommage serait organisé. Un peu choqué par ces propos qui envisagent donc la mort d’un participant comme une éventualité je retourne vers le campement.

Ambiance colonie plutôt que désert

J’aurais l’occasion de retourner à la tente d’information pour connaître l’heure d’arrêt de la diffusion de la musique. Cette dernière étant assez forte alors que plus personne n’était présent à proximité de l’estrade me paraissait inutile et gênante pour tenter d’obtenir du repos malgré les conditions climatiques. Plutôt qu’une réponse simple, mon interlocutrice voulant apparemment manier l’ironie je n’ai pas très bien compris ses remarques et je suis repartis un peu confus. La musique a tout de même été stoppée dans la foulée.

La nuit la plus froide de nos vies !

Une fois dans la tente, nous avions l’impression d’être à l’extérieur exposé à un vent glacial comme si rien ne nous protégé ! Impossible de dormir et pour couronner le tout mon matelas se dégonfle. Malgré nos deux duvets chacun nous avons très froid. La veille des feux avaient été allumés au coin repas, je retourne voir s’ils sont toujours alimentés mais tout est éteint. Au bout d’un moment je positionne le matelas et mes duvets de façon à faire un abri à l’intérieur de la tente pour Sofi et je pars dans la 4L en allumant le chauffage.

Les heures passèrent lentement, une fois le jour levé je fis une tentative d’accès aux toilettes, manquant de peu une belle crotte joliment déposée près de la porte d’entrée fermée à clé. Tentative manquée donc, je retournais patienter jusqu’à notre heure de départ prévue dans la voiture. Une fois les affaires rangées dans la voiture et un tour effectué au petit déjeuner nous nous sommes rendu un peu en avance sur l’horaire prévu vers l’arche de départ. A notre grand étonnement aucun contrôle ne sembe être réalisé, il semblerait que nous aurions pu prendre la route bien plus tôt donc… dommage !

Cette nuit sera plusieurs fois évoquée dans les jours suivants du raid. Nous l’avons trouvé difficile mais des équipages ayant subis des infiltrations d’eau dans leur tente m’ont fait sentir presque privilégié d’avoir pu éviter ce calvaire !

 

Jour 5 – Boulaajoul – Merzouga – Récit 4L Trophy 2017 Sacadeux

 

Jour 3 – Traversée Algesiras – Rabat – Récit 4L Trophy 2017 Sacadeux

 

Notre participation au 4L Trophy 2017