Après une approche timide pour notre première venue, nous sommes retournés jour après jour sur les pontons de la marina de Santa Cruz. Voici la suite du bateau-stop à Tenerife.

Un petit village

En observant les mouvements et l’activité du port de Santa Cruz, on s’aperçoit rapidement qu’ici tout fonctionne comme dans un petit village. Les bateaux sont installés le long de pontons. Une vingtaine par ligne environ, cela rappelle le principe des zones bateau-stop-marinarésidentielles ou de lotissement.

En déambulant sur les plateformes unissant l’eau à la terre on aperçoit alternativement la proue (avant) de certains bateau ou la poupe (arrière). Cette dernière est l’équivalent du balcon ou de la terrasse. On y trouve le plus souvent une table, des banquettes et parfois des plaisanciers sirotant un verre.

Plusieurs bateaux hébergent non pas des voyageurs insatiables, mais des résidents à long terme de la marina. S’ajoutent à ces habitants, ceux qui viennent faire une étape sur l’île et les voyageurs indécis.Si tout le monde reste aux moins quelques jours en général, il y a des exceptions.

Un grand yacht aperçu un soir a fait le plein de carburant avec de reprendre la large pour une traversée de deux mois…

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Viennent également les visiteurs, les passants, les promeneurs. Le week-end ou tôt le matin il n’est pas rare d’apercevoir des locaux marcher ou courir à proximité de la marina, notamment sur la digue.

Nos progrès dans la découverte du monde marin sont passés par la rencontre de trois équipiers se préparant à traverser l’atlantique avec le Maxxiride et son capitaine.

Passant leurs derniers jours à terre ensemble, nous avons un petit peu vécu les derniers préparatifs à travers eux. Les conditionsbateau-stop-aurevoir météo repoussèrent une première fois leur départ mais le mauvais temps dissipé et le vent levé nous furent contraint de les saluer tout en espérant les revoir au Cap-Vert ou bien de l’autre côté de l’Atlantique !

Nos démarches pour la recherche

Sur le même principe qu’au premier jour mais avec plus de détermination nous avons pu entamer des discussions avec plusieurs capitaines ou équipiers.

Le plus difficile étant d’initier la conversation. Après s’être présentés et avoir expliqué en deux mots notre projet plusieurs skippers répondent assez froidement. Cependant nous avons appris à passer outre et en précisant que nous sommes volontaires pour aider, conseiller ou simplement discuter avec tout le monde, les retours sont plus sympathiques.

Malgré tout, toujours pas de piste concrète à l’horizon.

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Annonces placées à l’entrée des pontons

Pour nous faire connaître nous avons placé des affiches en anglais, français et espagnol aux abords des pontons.

Nous tâchons d’aborder le plus de monde possible, sans déranger. C’est à dire lorsque les personnes sont accessibles, au coin wi-fi ou sur les pontons.

Les avancées

bateau-stop-pontonNous avons pu apprendre à connaître ce monde particulier et précisément le microcosme de la marina de Santa-Cruz.

Aujourd’hui nous avons moins de mal à aborder les nouveaux arrivants.

Nous restons avec plaisir discuter avec différents capitaines lors de chacune de nos visites au port.
Cependant chaque jour reviennent les mêmes interrogations. Vaut-il mieux poursuivre notre quête ici ? Devrions nous essayer un autre port, notamment à Las Palmas sur l’île voisine, qui est beaucoup plus fréquenté ?

Au gré des discutions avec les uns et les autres notre espoir et notre moral font des bonds vers le haut et parfois vers le bas.

Des découvertes

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Sofi à la barre du voilier russe

Malgré le peu de concret nous n’avons pas l’impression d’avoir perdu notre temps.

Au delà de la nouveauté du monde de la marina nous avons également fait de belles rencontres et des découvertes.

Lorsque l’on fait du bateau-stop, on passe de longs moments au port. Cela permet de faire connaissance, d’explorer un petit peu les alentours et d’examiner l’environnement.

C’est ainsi que nous firent connaissance avec Javi, un espagnol voyageur également à la

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La barque Guanche

recherche d’un bateau. De quelques mots échangés au premier jour nous en sommes venus à passer nos journées ensemble. Anecdotes et récits de voyages nous faisant passer le temps !

Par la suite, nous purent ensemble visiter un grand voilier russe, réplique d’un vieux bateau, tout en bois avec des voiles majestueuses. Avant d’inspecter une barque amarrée au quai. Par la suite nous apprendrons qu’elle a été construite pour reproduire une embarcation des premiers hommes de l’île, les Guanches.

Bilan

De très bons moments passés à la recherche d’un bateau ! Des rencontres intéressantes et la découverte d’un milieu totalement nouveau.

Beaucoup de point positifs donc. En revanche le bateau-stop met la patience à rude épreuve. L’incertitude quotidienne et la recherche empêchent de vraiment profiter de l’île et de ses divertissements.

Nous gardons espoir et espérons voir arriver prochainement LE bon bateau 🙂

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