Tenerife est l’une des deux principales îles de l’archipel des Canaries. De nombreux voiliers font halte au sein des différents ports de l’archipel pour passer l’hiver, s’avitailler avant une traversée de l’atlantique ou tout simplement pour se poser avant de poursuivre leur navigation. C’est donc le lieu idéal pour s’exercer à la pratique du bateau-stop !

Une arrivée timide

A proximité de la marina

Nous sommes arrivés un dimanche pour la première fois à la marina de Santa Cruz de Tenerife, port de plaisance de la capitale canarienne. Une quarantaine de bateaux se présentent à nous. Ils sont accessibles par différents pontons. Sur la terre ferme, une terrasse avec quelques tables et chaises. C’est ici que les pensionnaires du port peuvent accéder à une connexion wifi. Derrière la terrasse il y a le bureau et un peu plus loin des bennes pour jeter les ordures.

Pour commencer nous nous sommes présentés au bar situé à quelques dizaines de mètres des bateaux. Cependant les plaisanciers n’ont pas l’air de trop le fréquenter.bateau-stop-tenerife-hauteur

En s’approchant des bateaux nous rencontrons un autre couple. Deux voyageurs venant du Brésil qui s’apprêtaient à rejoindre l’île voisine de la Gomera. Ils nous donnèrent les premières informations et indications qui furent précieuses pour la découverte de ce nouvel univers. Ils nous parlent notamment d’un français au t-shirt vert qui cherche un équipage pour sa traversée !!

Nous sommes bien au bon endroit pour faire du bateau-stop 🙂 !

En continuant, nous parlons avec une jeune femme qui attend sur le bord du quai avec un gros sac à dos et une guitare. Elle est française et elle aussi cherche à traverser l’Atlantique ! Nous apprenons grâce à elle que nous sommes assez nombreux à chercher un voilier prêt à nous accueillir. Ils seraient plus de 30 à Las Palmas ! Et cela malgré la période tardive, la majorité des traversées se faisant entre octobre et décembre. Elle aussi a parlé avec le couple venu du Brésil et elle attend le français qui doit revenir dans l’heure selon leurs dires.

Il n’y a pas de sonnette !

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Après avoir discuté un moment avec elle nous descendons sur les pontons pour aller à la rencontre des occupants des bateaux.Le soleil brille encore haut, il n’y a pas grand monde dehors. Nous nous essayons à quelques salutations : hésitants entre le local Hola, l’international Hello, le français Bonjour ou l’allemand Hallo ! Sur les bateaux, tout le monde semble occupé. Certains font la sieste, d’autres lisent, mangent, boivent. Le nettoyage et la réparation semblent également être des activités plébiscitées. Tout le monde ne lève pas la tête lorsque nous passons.

On ne sait pas trop comment créer le contact, nous avons l’impression de nous immiscer dans une paisible résidence privée.

Une quête de longue haleine ?

Après avoir traversé comme deux visiteurs un peu perdus plusieurs pontons nous arrivons à la rencontre d’un Golden Retriever. Avec lui pas de problème, il vient se faire caresser et se colle à nous ! Le maître n’est pas loin, à la proue de son bateau, apercevant un pavillon français nous en profitons pour lui expliquer notre projet. Lui travaille ici, il ne traversera donc pas l’atlantique cette année. Il nous confirme également que d’autres sont venus avant nous.

Nous réalisons que beaucoup de bateaux hébergent en fait des résidents à long termes. Très peu de voiliers sont là pour traverser l’atlantique.

Nous repartons pour notre tour des pontons. En repassant au quai, la française à la guitare joue un morceau. Notre premier contact, l’anglais du couple brésilien viens vers nous et nous informe que le capitaine du grand catamaran amarré de l’autre côté de la marina serait en partance pour Trinidad et Tobago, il chercherait du monde pour compléter son équipage. Il vient de revenir à son bateau. Nous en profitons donc pour aller à sa rencontre.

Sur place, notre espoir s’évanouit aussi vite qu’il est apparut. Le skipper anglais nous répond aussi courtoisement que brièvement qu’il a complété son équipage et que nous arrivons une semaine trop tard.

Un univers de voyageurs

Nous montons les quelques marches de la digue pour profiter de la vue. De là, nos pensées se

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perdent quelque peu avec l’horizon qui se noie dans le bleu de l’océan. Les bateaux paraissent minuscules dans cette étendue bleue.

Nous retournons ensuite au ponton où nous avons rencontré Cannelle, le golden retriever.

L’entrain et l’assurance grandissant, nous nous en allons à la rencontre de jeunes gens non loin dont les têtes dépassent de l’arrière d’un bateau. Ce sont des finlandais venus jusqu’ici à quatre. Le père d’une occupante a construit le bateau et depuis plusieurs mois ils ont quitté leur pays pour naviguer ensemble. Leur histoire semble aussi riche qu’un roman d’aventure et donne envie de voyager !

Le soleil commence à disparaitre derrière les montagnes. Nous reprenons le chemin de la maison, il faut encore acheter la galette des rois avant de rentrer 🙂

 

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